Mona Azzam : Et soudain, le mistral (nouvelle)
Tempête au large. Vents violents. Vagues démesurées. Visibilité nulle en ce matin de novembre. Seul un inconscient se risquerait à prendre la mer. Au loin, on ne discerne même plus le Mont Saint Clair, coulé dans une masse grisâtre. Les conditions de navigations sont tellement périlleuses qu’aucun bateau ne s’est aventuré à quitter le port de Sète depuis que l’alerte rouge a été déclenchée ; pour une durée de 24 heures au moins. Des phénomènes proches des tornades ont provoqué sur l’ensemble du département, des dégâts considérables. Sans compter les communes inondées. Par ici, quand ça tombe, ça ne rigole pas. Et les phénomènes cévenoles sont de plus en plus violents. De plus en plus intenses. Et, quand le mistral et la tramontane font alliance, nul ne peut se liguer contre eux. À l’abri, derrière les vitres détrempées par le déluge de la Capitainerie, je suis en mission de surveillance.